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	<title>Kainos conseil</title>
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	<description>L&#039;innovation au service de l&#039;humain</description>
	<lastBuildDate>Sat, 28 Feb 2026 15:33:49 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Kainos conseil</title>
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	<item>
		<title>Retour vers le futur : 10 ans de promesses technologiques en mobilité</title>
		<link>https://kainosconseil.com/2025/10/retour-promesses-technologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane Guidoin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 14:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brève analyse sur l'impact réel des promesses technologiques en mobilité des années 2010</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://kainosconseil.com/2025/10/retour-promesses-technologiques/">Retour vers le futur : 10 ans de promesses technologiques en mobilité</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://kainosconseil.com">Kainos conseil</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Récemment, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion d&rsquo;échanger avec Pierre Houssais dans le cadre des <a href="https://entretiensjacquescartier.com/la-programmation-2025/" target="_blank" rel="noopener">Entretiens Jacques Cartier</a> à Lyon. Le sujet : « Quelles étaient les promesses de la tech il y a 10 ans ? ». C&rsquo;est toujours un privilège de pouvoir se pencher sur les promesses technologiques passées… et d&rsquo;en tirer des leçons pour l&rsquo;avenir.</p>



<p>Le point de départ de notre discussion : un article de 2017 annonçant un lien Hyperloop Lyon-Saint-Étienne en 8 minutes promit pour « bientôt ». Mais aussi d&rsquo;autres articles d&rsquo;époque sur les véhicules autonomes, les drones de livraison Amazon, une optimisation algorithmique des déplacements qui allait rendre la circulation magiquement efficace et, pourquoi pas, libérer des voies de circulation ! Tout ça relevait de la certitude pour 2020… 2025 maximum. Bref, l&rsquo;avenir était à nos portes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="635" src="https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/hyperloop2-1024x635.webp" alt="" class="wp-image-970" srcset="https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/hyperloop2-1024x635.webp 1024w, https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/hyperloop2-980x608.webp 980w, https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/hyperloop2-480x298.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">Article de Capital sur l&rsquo;avènement proche de l&rsquo;hyperloop Lyon-Saint-Étienne</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;idée de notre discussion n&rsquo;était pas de rire des délires technologiques vendus il y a 10 ans, mais de regarder ce qui a marché et ce qui a moins marché. Et d&rsquo;essayer de comprendre, d&rsquo;apprendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le futur qui était vendu</h3>



<p>Le narratif des années 2010 était simple : la technologie est là, des prototypes fonctionnent (presque), c&rsquo;est juste une question de temps (court) avant que ça se généralise. Et à l&rsquo;image de nombreuses technologies, la propagation se ferait à la vitesse de l&rsquo;éclair.<br>La centrale de mobilité du Grand Lyon en 2011 promettait d&rsquo;intégrer toutes les données : trafic, vélos, covoiturage, réservations. L&rsquo;usager consulterait l&rsquo;information prédictive, ajusterait son trajet. Au Bureau de la Ville intelligente et numérique de Montréal (où j&rsquo;ai fait mes armes), la vision était similaire.</p>



<p>Les villes s&rsquo;activaient en vue de l&rsquo;arrivée imminente des véhicules autonomes : Lyon comme Montréal ont eu des <a href="https://propulsionquebec.com/nos-ressources/les-pionniers-trois-projets-de-navettes-autonomes-au-quebec-depuis-2018/" target="_blank" rel="noopener">tests de navettes autonomes</a> avec cette impression (pour ma part) que nous étions toujours en retard d&rsquo;un train – ou d&rsquo;une navette.</p>



<p>Le message récurrent : c&rsquo;est inévitable. On ne se demandait pas « si », mais « quand » (et surement que les villes seront celles qui retarderont l&rsquo;avènement de la prochaine technologie salvatrice).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les lendemains qui chantent un peu moins</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Les grandes promesses « disruptives »</h4>



<p>Les navettes autonomes sont toujours en phase de test et les robotaxis, bien qu&rsquo;en phase de déploiement très progressif, soulèvent des tonnes de <a href="https://www.theguardian.com/news/ng-interactive/2025/oct/18/driverless-cars-uk-autonomy-waymo-london" target="_blank" rel="noopener">questions</a>. L&rsquo;Hyperloop est resté sur papier. Les livraisons par drone restent marginales.</p>



<p>Ce qui a effectivement le plus transformé la mobilité dans la dernière décennie ? Les vélos (électriques ou pas) ! Les « big tech » ont, au mieux, réinventé ce qui existait déjà, comme le taxi pour Uber. L&rsquo;apport technologique n&rsquo;a pas été inexistant, mais l&rsquo;effet a été moindre que proposé.</p>



<p>En fin de compte, les principales promesses de disruption n&rsquo;ont juste pas livré la marchandise. Plusieurs tendances se dégagent.</p>



<p>D&rsquo;abord, certains vendeurs de rêve n&rsquo;avaient d&rsquo;autre objectif que de pousser leur vision de la société. Elon Musk (oui, encore lui, désolé) a laissé entendre que l&rsquo;Hyperloop avait uniquement pour objectif de saboter le projet de TGV californien. Le projet de sa Boring Company est une pâle copie d&rsquo;une logique de transport en commun tant exécrée… mais dans des Tesla.</p>



<p>La logique de « creative destruction », récemment couronnée par le <a href="https://www.reuters.com/world/mokyr-aghion-howitt-win-2025-nobel-economics-prize-2025-10-13/" target="_blank" rel="noopener">Nobel d&rsquo;économie</a>, a de nombreuses fois cherché à réinventer la mobilité urbaine. Mais voilà : malgré toutes leurs imperfections, les systèmes existants sont difficiles à remplacer. Les limites ne sont pas juste technologiques, elles sont aussi physiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow" style="font-size:27px">
<p class="has-text-align-center"><em>« Le message récurrent : c&rsquo;est inévitable. On ne se demandait pas « si », mais « quand ». »</em></p>
</blockquote>



<p>Comme l&rsquo;a (encore) démontré une <a href="https://ouq.qc.ca/revues/intelligence-artificielle-a-notre-service/" target="_blank" rel="noopener">analyse</a>, cette fois commandée par la Ville de Montréal, même si les véhicules autonomes n&rsquo;ont pas dit leur dernier mot, leur valeur ajoutée sur la mobilité reste, à ce stade-ci, discutable.</p>



<p>Paris Marx, dans son livre <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Road_to_Nowhere_(Paris_Marx_book)" target="_blank" rel="noopener">Road to Nowhere</a>, documente systématiquement comment les Big Tech échouent à « disrupter » la mobilité depuis des années. Le pattern est toujours le même : grandes promesses technologiques, investissements massifs, couverture médiatique enthousiaste, puis… pas grand-chose. Ou pire, l&rsquo;aggravation des problèmes qu&rsquo;on prétendait résoudre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les nouvelles infrastructures urbaines</h4>



<p>Pour ce qui est des projets portés par les villes, les choses ont plus avancé qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît : la centrale de mobilité du Grand Lyon ou les infrastructures de communication prévues à Montréal se sont faites. Les données ont été collectées, les plateformes développées, des algorithmes ont été testés.</p>



<p>Toutefois, l&rsquo;impact n&rsquo;a pas été aussi transformatif qu&rsquo;envisagé. Comme le souligne une <a href="https://millenaire3.grandlyon.com/ressources/2023/la-ville-saisie-par-le-numerique-n-est-pas-celle-imaginee-au-depart" target="_blank" rel="noopener">analyse</a> de la Métropole de Lyon, les promesses d&rsquo;interopérabilité et d&rsquo;optimisation se sont heurtées à la réalité : données parcellaires, formats incompatibles, biais systémiques, manque de contexte. La ville intelligente est surtout devenue la Ville dont les habitants ont un téléphone intelligent et qui se débrouillent comme ils peuvent avec.</p>



<p>La capacité à développer une compréhension globale dans un système complexe avec des données hétérogènes a été plus limitée que prévu. Les approches « big data » puis « IA » (pré-LLM) n&rsquo;ont pas produit les résultats visés. Encore récemment, un ex-collègue de la Ville me partageait que les tests de modèles d&rsquo;IA récents en matière de gestion de la circulation convergeaient trop vite vers un nombre limité de modes de fonctionnement et s&rsquo;adaptaient finalement peu aux changements de contexte.</p>



<p>Si les données et leur analyse permettent de mieux comprendre ce qui se passe (l&rsquo;étape descriptive), les approches prédictives et prescriptives ne sont pas encore au rendez-vous en milieu urbain. Dans bien des cas, des humains experts restent encore de meilleurs juges.</p>



<p>Avant de continuer, il me semble important de souligner que contrairement à un narratif récurrent, les investissements réalisés par les organisations publiques ont plus porté fruit que ceux de bien d&rsquo;entreprises privées, même si ça n&rsquo;a pas eu tous les effets souhaités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;incertitude et l&rsquo;échec ne sont pas des « bugs »</h3>



<p>On connaît tous le Gartner Hype Cycle : déclencheur d&rsquo;innovation, pic des attentes démesurées, gouffre des désillusions, rampe de l&rsquo;illumination, plateau de productivité. Le message implicite : les désillusions sont temporaires, la technologie finit toujours par atteindre un certain plateau, plus ou moins transformateur.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="792" height="502" src="https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/gartner.webp" alt="" class="wp-image-971" srcset="https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/gartner.webp 792w, https://kainosconseil.com/wp-content/uploads/2025/10/gartner-480x304.webp 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 792px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">Version révisée du Gartner Hype Cycle</figcaption></figure>



<p>Personnellement, j&rsquo;ajoute deux bifurcations : après le pic des attentes, certaines technologies ne remontent jamais. Elles tombent à tout jamais, ou presque, dans le Cimetière des fausses bonnes idées (espérons que l&rsquo;hyperloop n&rsquo;en sortent jamais). D&rsquo;autres prennent un tout autre chemin – des escaliers vers le ciel, où l&rsquo;innovation continue d&rsquo;accélérer de manière parfois surprenante (prenez Internet).</p>



<p>Cette version du cycle me semble plus honnête. Elle reconnaît que toutes les innovations ne sont pas destinées à réussir. Surtout, que l&rsquo;incertitude n&rsquo;est pas un problème temporaire – c&rsquo;est la caractéristique fondamentale de tout système sociotechnique.</p>



<p>En se retournant sur ces années de promesses d&rsquo;innovation radicale, il peut sembler facile de voir rétrospectivement tout ce qui n&rsquo;allait pas marcher. Pourtant, à l&rsquo;époque, tout ceci était imprévisible. Je ne connais aucune boule de cristal qui aurait tout prévu, justifié les bons investissements, etc.</p>



<p>Les porteurs d&rsquo;innovations technologiques ont intérêt à annoncer leurs innovations comme inévitables, autant pour aller chercher les investissements massifs nécessaires que pour convaincre les villes et les gouvernements d&rsquo;adopter leur technologie. L&rsquo;existence de quelques innovations suivant les escaliers vers le ciel semblent justifier la promesse que toutes les technologies de rupture vont suivre la même trajectoire. Ce n&rsquo;est évidemment pas la cas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les processus d&rsquo;innovation à la rescousse</h3>



<p>À la fin de notre échange, un participant a demandé quels étaient les processus des deux villes pour sélectionner les projets innovants à mettre en place. Réponse courte de Pierre Houssais : il n&rsquo;y en a pas.</p>



<p>Réponse longue que nous avons développée par la suite : les processus d&rsquo;innovation sont des processus de découverte. Prototyper, tester, apprendre, obtenir de la rétroaction, valider (ou non) des hypothèses. Ces mécanismes sont d&rsquo;autant plus importants en milieu gouvernemental : dans un contexte où l&rsquo;incertitude est reine, on ne peut se permettre de foncer tête baissée (et d&rsquo;investir massivement temps et argent) sans passer par ces étapes.</p>



<p>Un exemple qui me vient à l&rsquo;esprit : le déploiement de la technologie 5G. En 2020-21, le déploiement de microcellules sur le mobilier urbain était pour demain – que dis-je : hier ! Nous étions déjà en retard. Le Laboratoire d&rsquo;innovation urbaine de Montréal, que je dirigeais à l&rsquo;époque, a proposé de faire une <a href="https://montreal.ca/articles/projet-pilote-urbain-5g-9155" target="_blank" rel="noopener">zone de test</a> pour découvrir, conjointement avec les opérateurs volontaires, ce que cela représentait. Évidemment, il est ressorti que, juste d&rsquo;un point de vue technique et en termes d&rsquo;investissement à tous les niveaux, il fallait des ajuster les attentes. Autant la Ville que les opérateurs ont appris, et les attentes mutuelles ont été revues. Et évidemment, à Montréal comme ailleurs, le déploiement de microcellules 5G est plus lent qu&rsquo;envisagé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Résister aux sirènes de l&rsquo;IA</h3>



<p>Après une phase de relatif désenchantement post-ville-intelligente, les attentes semblent de nouveau hors de contrôle : L' »IA » -peu importe ce que c&rsquo;est réellement, va améliorer ceci ou cela dans les villes. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas de dire que l&rsquo;IA ne peut pas aider… mais de grâce, ce n&rsquo;est pas une baguette magique qui va tout résoudre.</p>



<p>J&rsquo;aimerais que notre rétrospective sur ces 10-15 dernières années aide à calmer les attentes et à limiter toute précipitation. Nous ne sommes certainement pas à l&rsquo;étape des affirmations (« l&rsquo;IA va régler ceci ou cela »). Nous sommes encore à l&rsquo;étape des questions : « Est-ce que tel outil peut contribuer à résoudre tel enjeu ? » « Y a-t-il des conséquences inattendues ? Des effets rebonds ? »</p>



<p>Toutes ces questions peuvent obtenir de bonnes réponses à travers une réelle démarche d&rsquo;innovation.<br>Enfin, pour finir, toute technologie évolue dans un substrat. On ne peut étudier l&rsquo;adoption, la réaction et l&rsquo;impact de ces nouveautés technologiques sans questionner les politiques publiques, le contexte social, etc.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’innovation municipale : quand les territoires inventent leur futur</title>
		<link>https://kainosconseil.com/2025/09/innovation-municipale-territoires-futur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane Guidoin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 12:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kainosconseil.com/?p=952</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'innovation municipale n'est juste l'affaire des villes, c'est une démarche collective!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><a href="https://www.agoramunicipale.ca/article/l-innovation-municipale-quand-les-territoires-inventent-leur-futur" target="_blank" rel="noopener">Version originale</a> de l&rsquo;article sur Agora Municipale.</em></p>



<p>De plus en plus de municipalités découvrent la puissance des processus collectifs d’innovation comme levier de transformation territoriale. Quand gouvernements locaux et porteurs de projets collaborent, leurs efforts dépassent largement la somme des contributions individuelles. Ce passage du « je » au « nous » ouvre la voie à des solutions collectives plus audacieuses et plus durables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Développement territorial : quand 1 + 1 = 3</h3>



<p>Comment se fait-il qu’en matière de développement local, certaines initiatives créent un impact décuplé ? L’explication réside dans la convergence d’acteurs variés. Lorsqu’un projet citoyen s’allie aux ressources municipales et à l’expertise d’organisations locales, l’effet multiplicateur devient évident. Ces synergies ne surgissent pas par hasard : cela nécessite un changement de posture des gouvernements locaux et une compréhension des mécanismes de collaboration et d’intelligence collective.</p>



<p class="has-background" style="background-color:#abb7c233">Cet article a été écrit en amont du <a href="https://www.forcesfraiches.ca/evenements/sommet-des-forces-fraches-2025#:~:text=Le%2520Sommet%2520des%2520Forces%2520Fra%25C3%25AEches,soutien%2520du%2520Gouvernement%2520du%2520Qu%25C3%25A9bec." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sommet des Forces Fraîches</a>, qui a eu lieu à Rivière-du-Loup les 2 et 3 octobre 2025, et qui rassemblait des centaines d’acteurs et actrices de changement de partout au Québec. L’édition 2025 aura mis en lumière la manière dont l’innovation municipale et les initiatives citoyennes s’unissent pour transformer les territoires. Ateliers, panels et parcours thématiques ont un laboratoire vivant pour comprendre et expérimenter cette « mathématique collaborative » où 1 + 1 fait bien plus que 2.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Des municipalités qui changent de rôle</h3>



<p>Les municipalités et MRC excellent dans la gestion des services essentiels — aqueduc, voirie, collecte des déchets, loisirs. Mais lorsqu’il s’agit d’enjeux plus complexes comme le logement abordable, l’adaptation climatique ou la vitalité économique, la logique traditionnelle du&nbsp;<em>guichet de services&nbsp;</em>(un problème, un service, une solution) montre ses limites.</p>



<p>C’est là qu’émerge un rôle complémentaire : celui de facilitateur d’écosystème. Les gouvernements locaux peuvent soutenir la collaboration, offrir un cadre de confiance et amplifier des initiatives citoyennes qui, autrement, resteraient isolées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des capacités complémentaires qui se renforcent</h3>



<p>Ce qui frappe dans les initiatives territoriales les plus transformatrices, c&rsquo;est la complémentarité entre les capacités des gouvernements locaux et celles des porteurs de projets de la société civile.</p>



<p>D&rsquo;un côté, les municipalités et MRC possèdent une légitimité, certaines ressources budgétaires, un pouvoir réglementaire et une vision d&rsquo;ensemble du territoire. De l&rsquo;autre, les initiatives de la communauté apportent une latitude d’action, une certaine agilité, une proximité avec les besoins et la possibilité de se concentrer sur des sujets spécifiques.</p>



<p>La magie opère lorsque ces capacités se combinent plutôt que de coexister en parallèle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’intelligence collective comme catalyseur</h3>



<p>La collaboration ne se décrète pas : elle se cultive par des processus délibérés d&rsquo;intelligence collective.</p>



<p>Ces processus partagent plusieurs caractéristiques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ils créent d&rsquo;abord des espaces de dialogue qui permettent de définir des objectifs communs au-delà des intérêts particuliers ;</li>



<li>Ils permettent de bâtir des relations de confiance au long cours.</li>



<li>Ils intègrent la population de manière continue plutôt que ponctuelle, créant un désir de changement partagé.</li>



<li>Ils organisent des mécanismes concrets pour que chaque acteur puisse mettre l&rsquo;épaule à la roue selon ses capacités spécifiques.</li>
</ul>



<p>Cette approche transforme la dynamique habituelle où les initiatives tendent à se retrouver en concurrence. Au lieu de cette logique de compétition, on observe l&rsquo;émergence d&rsquo;écosystèmes où les projets se renforcent mutuellement pour créer des impacts systémiques.<br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-medium-font-size"><em>« L&rsquo;observation de ces démarches permet d&rsquo;identifier un modèle récurrent : la collaboration ne se décrète pas, elle se cultive. »</em></p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Une expertise en évolution</h3>



<p>Cette approche collaborative n&rsquo;est pas nouvelle. De nombreux territoires québécois ont des histoires de coopération réussie entre gouvernements locaux, société civile et citoyens : on peut notamment penser au développement des&nbsp;<a href="https://www.socioeco.org/bdf_fiche-document-2281_fr.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CDEC</a>&nbsp;ou encore à l’initiative&nbsp;<a href="https://constellation.uqac.ca/id/eprint/1147/1/1527003.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SOCCRENT</a>&nbsp;au Saguenay. Il n’est pas question ici de redécouvrir ce qui existe déjà, mais plutôt de le mettre en lumière et de souligner les éléments en commun des démarches qui ont du succès.</p>



<p>L&rsquo;expérience accumulée permet d&rsquo;identifier certains critères qui augmentent les probabilités de succès :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la qualité de l&rsquo;écoute et du dialogue ;</li>



<li>la capacité à créer des synergies entre initiatives a priori distinctes ;</li>



<li>l&rsquo;acceptation de l&rsquo;incertitude et de l&rsquo;expérimentation ;</li>



<li>la présence d&rsquo;acteurs légitimes jouant un rôle de catalyseur sans imposer leur vision.</li>
</ul>



<p>Ces apprentissages transforment progressivement les pratiques territoriales. Plutôt que de laisser ces collaborations au hasard des personnalités et des circonstances, il devient possible d&rsquo;être plus intentionnel dans la création des conditions favorables à l&rsquo;émergence d&rsquo;une intelligence collective.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Produire sa propre bouffée d’air frais</h3>



<p>Dans un contexte où l’actualité peut souvent faire l’effet d’une douche froide, ces expériences locales de collaboration offrent un antidote puissant. Elles démontrent qu’il est possible de bâtir des projets mobilisateurs, porteurs d’espoir, qui transforment concrètement les territoires.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi consultant?</title>
		<link>https://kainosconseil.com/2024/03/pourquoi-consultant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Stéphane Guidoin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 14:58:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kainosconseil.com/?p=493</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle motivation pour être consultant? Et de quelle manière?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-size:17px">A priori, le milieu de l’innovation ne manque ni de consultants ni de formations. Alors, pourquoi décider de faire l’un et l’autre? Pour inaugurer le blogue de Kainos conseil, voici une réflexion à haute voix sur ma motivation (et par extension celle de mon associée, Phédia) à se lancer dans cette aventure.</p>



<p style="font-size:16px">Au cours des douze dernières années, j&rsquo;ai consacré mon énergie à la réalisation de “mes” projets professionnels dans les domaines des données (avec <a href="https://opennorth.ca/fr/" title="" target="_blank" rel="noopener">Nord Ouvert</a> et ensuite le pilotage des <a href="https://donnees.montreal.ca/" title="" target="_blank" rel="noopener">données ouvertes</a> à Montréal) puis de l&rsquo;innovation (avec le Laboratoire d&rsquo;innovation urbaine ou <a href="https://montreal.ca/unites/laboratoire-de-linnovation-urbaine-de-montreal" title="" target="_blank" rel="noopener">LIUM</a>, et InnovHQ). Bien que ces projets aient été extrêmement enrichissants, ils nécessitaient un engagement sur le long terme et se mariaient difficilement avec une contribution significative aux initiatives et projets des autres.</p>



<p style="font-size:16px">Après ces expériences de portage de projet, mon désir est de soutenir les projets des autres, qui sont à la fois nombreux et porteurs d&rsquo;apprentissages et de perspectives différentes des miennes. J’y vois aussi un moyen pour multiplier mon impact, contribuer à atteindre une masse critique de projets de transformation réussis. Ceci me permet aussi d’envisager de travailler sur des cycles plus courts!</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p style="font-size:16px">Mon expérience de personne qui a eu les mains dedans, à réaliser des projets d’innovation à impact, à bâtir autant des équipes que des organisations vouées à l’innovation, m’a amené à constater quelques phénomènes récurrents. Premièrement, l&rsquo;innovation telle qu&rsquo;elle est actuellement pratiquée ou utilisée, pour répondre à des défis majeurs (pensez changement climatique, éducation, santé, vieillissement, etc.) conduit presque inévitablement à une réflexion sur la transformation organisationnelle.</p>



<p style="font-size:16px">Même lorsque les objectifs semblent ne pas impliquer de changements majeurs, on aboutit presque toujours à des questionnements concernant le modèle d&rsquo;affaires, la mission ou la structure organisationnelle. J’ajoute au passage que cette notion organisationnelle peut (et souvent doit) s’étendre à l’échelle de l’écosystème : dans de nombreux cas, les organisations sont reliées entre elles, par des politiques, par des questions contractuelles ou d’approvisionnement, etc.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="font-size:18px"><em>Ignorer cette dimension organisationnelle ou l’incapacité à la prendre en charge adéquatement est une source fréquente d’échec de projets ou de stratégies d’innovation.</em></p>
</blockquote>



<p style="font-size:16px">Le second phénomène est que cette dimension organisationnelle trouve son miroir dans la dimension individuelle : nos identités et nos valeurs sont fortement ancrées dans notre rôle professionnel et dans nos interactions avec notre organisation (ou système auquel on s’identifie). Initier des changements organisationnels, mais aussi sociétaux, ne peut se faire qu’en prenant en compte cet ancrage individuel.</p>



<p style="font-size:16px">Ainsi, pour être efficaces, les processus d&rsquo;innovation doivent intégrer ces dimensions. D&rsquo;après mon expérience (avec ses angles morts, c’est certain), c&rsquo;est rarement le cas. Les processus d’innovation ou les démarches collectives et participatives nourrissent les visions ou les débuts de projets, mais ensuite la transformation est menée selon une logique plus descendante, incarnée par des approches de gestion du changement, souvent une manière d’imposer de nouvelles façons de faire.</p>



<p style="font-size:16px">Lors de notre passage au LIUM, Phédia et moi avons acquis et intégré différentes compétences et approches, développant un modèle que nous avons continué à enrichir au fil des années, même après le LIUM. C&rsquo;est sur cette base que nous avons fondé Kainos Conseil.</p>



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<p style="font-size:16px">Certains perçoivent les consultants comme un mal nécessaire, soit pour pallier une absence de compétences internes, soit pour entendre des experts externes confirmer ce qu&rsquo;ils savent déjà. Je ne pourrais pas nier avoir déjà tenu des propos de ce genre. Et j’ai déjà eu à jouer ces rôles de consultants, notamment au tout début de ma carrière, et à l’époque j’espérais ne plus avoir à remettre les habits de consultants.</p>



<p style="font-size:16px">Toutefois, les dernières années m’ont permis de travailler avec des consultant.es, des coaches et des formateur.rices qui m’ont permis de changer de point de vue : <a href="http://www.hors-piste.ca/fr/accueil-fr/#_equipe" title="" target="_blank" rel="noopener">Jacques et Julie</a>, <a href="https://www.lupuna.com/qui-nous-sommes/" title="" target="_blank" rel="noopener">Juan et Lisa</a>, <a href="https://spiralis.ca/equipe/guillaume-lanctot-bedard/" title="" target="_blank" rel="noopener">Guillaume</a>, <a href="https://www.linkedin.com/in/sbacquere/" title="" target="_blank" rel="noopener">Stéphanie</a>, <a href="https://www.linkedin.com/in/emmanuelcameron/" title="" target="_blank" rel="noopener">Emmanuel</a> et d&rsquo;autres m’ont permis de voir autrement le rôle du “conseil”: une relation enrichissante permettant d&rsquo;obtenir un regard extérieur, des outils, une posture, de se forcer un peu à sortir de notre perspective, non pas pour se faire dire quelque chose qu’on savait déjà, mais pour explorer ensemble de nouvelles possibilités.</p>



<p style="font-size:16px">Mettez ces expériences ensemble, remuez, laissez reposer quelques mois et vous obtenez Kainos conseil. Suite à notre lancement, nous avons eu la chance d’échanger avec de nombreuses personnes et nous sommes heureux de constater que le lien entre innovation et transformations organisationnelle et individuelle résonne très largement. Autant dans de grandes organisations que des petites, peu importe le secteur, les mêmes enjeux sont subis sans nécessairement avoir la capacité ou le temps pour explorer comment dépasser ces freins au changement.</p>



<p style="font-size:16px">Plus précisément, mon souhait est de contribuer à atteindre une taille critique de personnes et d’organisations capables d’entreprendre des changements et des transformations de manière humaine et responsable en combinant les différentes dimensions que nous mettons de l’avant.</p>



<p style="font-size:16px">Les derniers mois m’ont permis d’éprouver beaucoup de plaisir à rencontrer des personnes, partager nos expériences d’innovation et de transformation et les premiers mandats en tant que consultant me confirment le plaisir que j’éprouve dans ce rôle. C’est un peu une surprise pour moi, mais je suis enchanté par la perspective d’en faire mon quotidien pour les prochaines années.</p>
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